Une nuit avec Thomas, policier au sein de la brigade de nuit du Val d’Oise.

A 2h27, Thomas patrouille au volant de sa voiture de police. Plus que deux heures et demi avant de finir son service. La nuit est plutôt calme, peu de missions sont tombées. Depuis près de deux ans, il a vu plus mouvementé au sein de la brigade de nuit du Val d’Oise.
Le service commence à 20h50, mais la grande silhouette de Thomas arrive toujours un peu en avance au commissariat. A l’heure où d’autres se mettent à dîner, le gardien de la paix de 23 ans enfile sa tenue. Se munir de ses outils de travail, vérifier leur état : des gestes rituels qui marquent le début d’une longue nuit. Après, c’est à tour de rôle, avec les autres membres de la brigade. Il s’occupe parfois de la radio, pour centraliser les appels et les missions, ou surveille la garde à vue, s’il le faut. Il équipe ensuite son véhicule et parcourt les six communes que couvre son commissariat. La radio l’envoie sur les missions, tapages, vols, agressions… Et s’il n’y en a pas ? “On essaie de trouver le flagrant délit“.
Mais écoutez-le plutôt en parler.
Avant de travailler de nuit, Thomas faisait partie des brigades de jour. Pour lui, la plus grande différence consiste dans le type de population qui peuple les rues aux heures tardives. “La nuit, les personnes qu’on croise ne sont pas forcément les bonnes ou pas des personnes aux intentions très louables”, explique-t-il d’un air mystérieux. Et parfois, ça tourne au vinaigre.
A 2h27, les rues se sont obscurcies, elles se vident presque complètement et les missions confrontent la brigade de nuit à divers dangers… Policier, c’est un métier risqué. Dans certaines situations, il s’avère difficile de garder la tête froide.
Le jeune homme a plusieurs képis : en plus de gardien de la paix, il est aussi papa. Travailler de nuit n’est pas toujours évident pour le père de famille. La police, ce n’était pas forcément une vocation pour Thomas. Il y trouve tout de même son compte, certains jours. Et pour les mauvais, ceux où il trouve son métier ingrat, il a un secret… très rock’n’roll.
Comme quoi on peut être flic, et garder son esprit rock.
Nina Montané
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