Que faire la nuit à Paris? (Etats-Généraux de la Nuit)

Comment promouvoir la nuit festive à Paris et redorer son image face aux autres capitales européennes? C’était l’objectif de l’atelier « Information et promotion de la vie nocturne » des Etats Généraux de la Nuit.

Avoir une vie nocturne à Paris, c’est bien. Mais encore faut-il qu’elle soit visible. Où ? Quoi ? Quand ? Paris passé minuit, c’est la jungle.

Pour s’en assurer, il suffit de chercher dans nos kiosques Time Out. Fouillez, fouillez, vous rentrerez bredouilles. Ce magazine hebdomadaire qui recense ce qui se passe la nuit à New York, à Londres et à Hong-Kong boude Paris.

Pas de panique, “on nous aime à l’étranger”, répète le maire de Paris Bertrand Delanoë lors de son discours d’inauguration des Etats Généraux de la Nuit. “Le problème, c’est que les touristes n’arrivent pas à identifier la nuit de Paris”, regrette Laurent Queige, directeur de cabinet de l’adjoint au maire de Paris. Pourtant, la Mairie a consacré 240 000 euros depuis 2008 pour améliorer la promotion de la vie nocturne parisienne, grâce à des espaces d’affichage.”

Apparemment, ce n’est pas suffisant.  “Ce qu’il faut, c’est du bi-lin-gui-sme !”, martèle Bérénice Frager, chef de projet du site ParisNightlife.fr. Ce site, tout juste lancé, est disponible en français et en anglais. “On a aussi une carte interactive et un agenda très complet, rajoute la jeune fille. Paris Nightlife, c’est LE moteur de recherche sur la nuit parisienne”

Oui, sauf qu’au milieu des résultats “soirée pétanques chez Grobert”ou “soirée chop-and-goal au Duplex”, on passe surtout à côté des endroits “so Parisian”. Or, ce que cherche le touriste ou le Français de passage à Paris, “c’est de rencontrer des locaux”, rappelle Luc Gwiazdzinski, géographe et spécialiste des questions liées à la nuit. Et pour que cette rencontre ait lieue, Luc G. fourmille d’idées.


Réintroduire du hasard dans la nuit parisienne par 2h27

Réhabiliter le veilleur de nuit avec sa lanterne et sa cape, une idée qui pourrait séduire plus d’un 2h27ien. Mais il y a mieux. Catherine Espinasse est psychosociologue et a étudié de près la nuit parisienne. Pour qu’elle redevienne accessible à tous, il faut réinvestir l’espace le plus quotidien de nos vies parisiennes : le métro. Des danseurs dans les couloirs pour le côté festif, des affiches graphiques de tel ou tel club pour le côté informatif, et tout ça en bilingue s’il vous plaît pour ne pas laisser nos amis touristes sur le quai.


2h27 – Catherine Espinasse – Guérir la nuit… par 2h27

Rendre moins mystérieuse la nuit parisienne tout en préservant son charme, c’est le défi que se sont lancés les acteurs des Etats Généraux de la Nuit lors de cet atelier “Information et promotion de la vie nocturne”. Pas question que la première ville touristique au monde laisse ses invités manquer la fête.

 

Article d’Anaïs LLobet et Bénédicte Lutaud

Photo: Gare de Lyon Nuit Blanche de Pterjan sur Flickr.com

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