Reportage musical au festival Mo Fo à Saint Ouen (93) et rencontre avec ses artistes amoureux de la nuit.
Le Mo’Fo’, ça fait un peu penser à un plat épicé africain ou à une danse brésilienne. Ça y ressemble, mais en version festival en pleine banlieue parisienne. Où? À Mains d’Oeuvres, un bâtiment de 4 000 m2 près du marché aux puces de Saint Ouen. Quoi? Des artistes en tout genre et une programmation mêlant expositions, concerts, projections, spectacles autour de la Folk…
Le Mo’Fo’ (Mo’Fo’ pour “More Folk” ou “Mother Folk, ou encore Mother F… selon les goûts ), c’est à Herman Düne qu’on le doit, groupe résident depuis l’ouverture du lieu, dont les frères barbus sont devenus célèbres aujourd’hui. Voici une petite vidéo pour ceux qui ne connaîtraient pas encore :
Le Mo’Fo’, qui s’appelait au départ l’Antifolk festival, est désormais une institution à Mains d’Oeuvres. Chaque année, il propose une combinaison d’artistes folk, rock, pop et indé, d’origines française et anglo-saxonne.
Le groupe Herman Düne, au complet ou avec Yaya Herman Düne en solo, participe à toutes les éditions du Mo’Fo’, sauf en 2010. Après une petite trêve de trois ans, le festival renaît en 2009 avec une version hivernale : les trois derniers jours de janvier. En 2010, le festival accueille le groupe Take it Easy Hospital, du film Les Chats Persans (voir notre article Les chats persans réveillent la nuit à Téhéran), pour leur premier concert en France.
Et cette année? Petite innovation vintage avec une friperie qui a conquis toutes les filles présentes : robes fluo années 80, sacs en cuir années 70, chaussures, bijoux… Et puis une belle programmation Pop Rock avec The Vaselines, Étienne Jaumet, Herman Düne (fidèle au poste), Ish Marquez… Mais 2h27.fr préfère vous faire (re)découvrir en VIDÉO deux autres groupes qui ont participé aux showcases de vingt minutes en première partie de soirée.
En premier, notre coup de coeur : We Were Evergreen. Ils sont trois, ils sont jeunes, ils ont la pêche, et ils font du folk, mais pas que, ukulélé, xylophones et beat-box à l’appui. En vidéo, leur musique et leur activités 2h27iennes.
En second, les Hushpuppies : depuis le lycée, ils ont grandi, et leur musique aussi : moins garage rock, plus pop rock et plus innovants. La résidence Mains d’Oeuvres, ils la connaissent bien. C’est un peu leur chez-eux, ils y viennent depuis longtemps pour répéter et y trouver leur inspiration. Franck, Perpignanais fêtard et Marc, Parisien noctambule ont bien voulu répondre à nos questions sur le rapport d’un musicien à la nuit (et autres tergiversations deux heures vingt-septiennes).
Toujours en showcase, la prestation de Hoquets, un groupe belgeo-américano-français complètement déjanté avec des instruments fait maison, à partir de matériaux récupérés. De vraies bêtes de scène qui viennent danser au milieu du public (en transe, évidemment) dans leurs magnifiques salopettes rouges. Sur la photo, Mc Cloud qui ajuste sa percu-casserole :

En concert, on a aimé danser devant les Normands de Da Brasilians.
Leur musique fait un peu BO d’une série américaine type Newport Beach, mais les chanteurs ont tout de même des voix d’une puissance étonnante et une énergie digne de 3 548 kiwis et citrons verts passés au mixeur. Et puis ils ont réussi à faire danser toute la salle, alors même si c’est facile, on a marché.
Pour conclure ce reportage, on ne résiste pas à l’envie de vous montrer un petit extrait du concert d’Herman Düne. Enjoy !
Reportage : Anaïs LLobet et Bénédicte Lutaud
Texte, Vidéos : Bénédicte Lutaud
Montage Vidéo : Anaïs LLobet
Photos: Bénédicte Lutaud, CC license by nc
Laissez un commentaire