Les 12 et 13 novembre 2010, Bertrand Delanoë organisait les Etats Généraux de la Nuit à l’Hôtel de Ville. Au programme: sauver la nuit parisienne. Transport, commerce, travail et vie culturelle nocturnes, plus de 9 thèmes ont été débattus. 2h27 y était. Compte rendu.

“Paris: quand la nuit meurt en silence”. Tout est parti de cette pétition, lancée par des organisateurs de soirée et une association pour la défense de la culture électro, envoyée le 23 octobre 2009 au ministre de l’Intérieur, au ministre de la Culture, au maire de Paris, au Préfet de Police de Paris et au Président du Conseil régional. À ce jour, la pétition a recueilli 16029 signatures.
Leur griefs: pas assez d’espace culturels pour la nuit parisienne, et la loi anti-tabac, qui a contraint la plupart de leurs clients à continuer leur conversation dans la rue, à l’extérieur de leurs bars et discothèques. Résultat: les voilà devenus responsables d’un nouvel espace qui ne leur appartient pas, contraint de jouer aux gendarmes :
“faites moins de bruit, ne buvez pas d’alcool ici…” pour éviter une énième fermeture administrative. Car l’autre côté, il y a les riverains, qui se plaignent du bruit des fêtards qui s’accumulent sous leurs fenêtres pour fumer leur cigarettes, parfois jusqu’à 2h27.
Autre crainte: la plupart des artistes et musiciens de renom s’exilent dans d’autres capitales européennes où la fête est plus folle, à l’instar de Berlin, Londres, Barcelone. Il est devenu urgent de sauver la Nuit parisienne, qui est à l’agonie.
C’est donc la Mairie de Paris qui s’y colle, un an après: puisque les États Généraux sont à la mode ces derniers temps (Etats généraux de la presse écrite en 2008 , les Etats Généraux de l’industrie en 2009, Etats Généraux du Foot en octobre 2010…), allez, c’est parti, lançons les Etats Généraux… de la Nuit.
Le travail de la mairie commence début août, lorsqu’elle lance un forum en ligne afin de consulter les premiers concernés: les Parisiens.
Or, il n’y a pas que la fête qui se meurt à Paris la nuit. Les transports, la culture, le sport, les commerces… les revendications des Franciliens ne manquent pas.
Vendredi et samedi, sociologues, élus, psychologues, directeurs de nightclubs, bars, restaurants et représentants d’associations en tous genres (dont SOS bruit dans le 6e, si si, vous connaissez pas?) se sont réunis pour débattre de l’avenir de la nuit à Paris.
Vendredi, c’est Bertrand Delanoë himself qui a ouvert le débat, osant quelques pointes d’humour sur un sujet qui fâche:
“Les parisiens sont exigeants. Il faudrait stopper le bruit à partir de 20h, avec un couvre-feu de préférence, mais à 500 mètres de là, quand vous voulez sortir, il faudrait du bruit jusqu’à 5h du matin! “
Heureusement, Bertrand a déjà plusieurs propositions en tête:
“Quand j’étais jeune député de Montmartre, et qu’il y avait la Cigale, on avait des problèmes. 30 ans après, la Cigale est toujours là. J’ai été sonner aux portes pour trouver des financements pour l’insonorisation. Cela coûte cher, mais la région peut nous aider (…). On va trouver d’autres lieux dédiés à la nuit. Je vais convaincre la préfecture de police de Paris de m’aider(…). Enfin, je suis prêt, en tant que maire de Paris, à mettre les moyens pour l’information et la médiation.”
Et en guise de conclusion, une réponse à ceux qui disent que la nuit se meurt à Paris:
“Disons la vérité. À Paris, tout le monde est du jour et de la nuit. Je suis pour la fête, pour la beauté, pour l’amour. Je vous rassure. On nous aime, dans le monde.”
Bon, si Delanoë le dit…
Le joli discours fini, place aux “Ateliers”. Au total, 9 thèmes différents ont été débattus. Transport, commerces, promotion de la vie nocturne, urbanisme… 2h27 était sur place et vous livre un compte-rendu détaillé de ces ateliers. Pour en savoir plus, cliquez sur les liens:
Bénédicte Lutaud
Photo : Dead Like, Passerelle Simone de Beauvoir la Nuit, FlickR CC via fs999
Rien de neuf, la nuit parisienne est sinistrée le mal est trop profond,les lois de 2008 sur la tranquilité publique l ont achevé. Tout est corseté, aseptisé,reglementé, les pouvors pubics decouragent douvrir de nouveaux lieux de nuit, 10 clubs a Paris, 150 a Berlin…Meme quand les jeunes-vous savez ces gens qui volent,frappent, fument, boivent et font du bruit au journal de 20 heures- veulent se réunir dans l espace public comme le pont des arts ou le canal st martin,des arretés prefectoraux sont pris pour les chasser, pour ou?Pour chez eux, devant la télé et l ordinateur la ou ils ne dérangent personne.La capitale devient une ville musée glauque pour riches touristes bling bling qui peuvent seulement se dehancher sur du david Guetta dans les clubs selects une fois la journée de visite des musée passée.
Pourtant des solutions existent,l avenir est dans les banlieues, vous savez ces endroits derrière le périphérique ou vivent 6 millions de “banlieusards” franciliens ?
Pauvre France,ordre moral,formatage, un pays de vieux